La Namibie autrement : seuls face à une hyène du désert
- 5 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 juin
Certaines observations ne s'achètent pas. Elles ne figurent dans aucun programme et ne peuvent pas être garanties. Elles arrivent simplement lorsque l'on prend le temps.
Ce soir-là, nous revenions de Big Daddy, l'une des plus hautes dunes du Namib. Comme souvent lors de nos repérages, nous avions volontairement choisi de visiter le site en fin d'après-midi.
La plupart des visiteurs étaient déjà repartis.
Quelques heures plus tôt, les dunes étaient animées par le va-et-vient des véhicules et des groupes. Désormais, il ne restait presque plus personne.
Nous étions trois.
Trois silhouettes au milieu de l'immensité du désert.
La lumière devenait de plus en plus douce tandis que les ombres s'allongeaient sur les dunes rouges.
Sur le chemin du retour, à proximité de Deadvlei, nous avons aperçu une hyène brune, parfois appelée hyène du désert.
Loin de l'image inquiétante souvent véhiculée par les documentaires, elle semblait parfaitement sereine.
Sans se soucier de notre présence, elle est venue s'allonger à l'ombre d'un arbre, à quelques dizaines de mètres seulement.
Pendant près de vingt minutes, nous sommes restés là, sans parler.
Simplement à observer.
Aucun bruit de moteur.
Aucune agitation.
Juste le désert, la lumière du soir et cette habitante discrète du Namib.
Ce genre de rencontre nous rappelle pourquoi nous passons autant de temps à reconnaître nos itinéraires.
Bien sûr, il faut connaître les lieux incontournables.
Mais il faut surtout savoir quand les découvrir.
Parfois, décaler une visite de quelques heures suffit à transformer complètement une expérience.
C'est cette philosophie qui guide nos voyages : prendre le temps, sortir des horaires habituels, s'éloigner de la foule lorsque c'est possible et laisser une place à l'imprévu.
Car bien souvent, les plus beaux souvenirs ne sont pas ceux que l'on avait prévu.

Récit et photos : Damien Soyard, fondateur d'Explore Aventure.




